SCI de Monaco et droits de succession : Guide de planification successorale transfrontalière
SCI de Monaco et droits de succession français – La planification successorale transfrontalière expliquée
1. Pourquoi les familles internationales font appel à une SCI de Monaco
Une SCI monégasque offre structure, intimité et continuité aux familles propriétaires de biens immobiliers français. La propriété passe par les actions, et non directement par l’immobilier, ce qui permet une planification successorale flexible et discrète.
Pour les non-résidents français, cela peut également déterminer quelle loi régit les successions et comment la France impose le transfert.
2. Droit des successions : quelles sont les règles de chaque pays ?
En vertu des principes du droit international privé (et du règlement Bruxelles IV de l’UE pour les résidents de l’UE), la loi du domicile ou de la nationalité choisie du défunt régit la transmission des biens meubles.
Les parts de SCI sont considérées comme des biens meubles, même si la SCI est propriétaire de biens immobiliers français.
Par conséquent : si l’actionnaire n’est pas domicilié en France ou à Monaco et qu’il réside hors de France depuis plus de cinq ans, la succession de ses parts de SCI monégasque suit la loi de son domicile ou le droit national de son choix, et non le droit civil français.
Exemple : Un ressortissant italien résidant en Suisse détenant des parts dans une SCI monégasque propriétaire d’une villa en France – la succession est régie par le droit italien ou choisi, et non par les règles de réserve héréditaire française.
3. Droits de succession : la France continue de taxer le patrimoine français
Le droit civil et le droit fiscal sont distincts.
En vertu de l’article 750 ter du CGI, la France peut percevoir des droits de succession si :
- Le défunt était domicilié en France,
- L’héritier est domicilié en France (depuis au moins 6 des 10 années précédentes), ou
- L’actif cédé est situé en France.
Même si la SCI est monégasque, ses parts sociales sont réputées être des actifs de situation française si l’actif principal de la société est un bien immobilier français.
Résultat : la France peut imposer la succession ou la donation des parts de SCI, même si le défunt résidait hors de France.
4. Exemple transfrontalier
Il est essentiel de comprendre comment le droit des successions et les droits de succession s’appliquent ensemble. Lorsqu’une SCI monégasque est propriétaire d’un bien immobilier français, deux règles distinctes fonctionnent en parallèle : l’une détermine quelle loi régit la succession, et l’autre détermine quel pays l’impose.
-
Le droit successoral suit le domicile ou la nationalité choisie du défunt (pour les résidents de l’UE sous Bruxelles IV). Parce que les parts de SCI sont traitées comme des biens meubles, elles suivent généralement le droit successoral étranger, et non le droit civil français, même si la SCI possède des biens immobiliers français.
-
Les droits de succession, cependant, dépendent de la localisation de l’actif sous-jacent. Étant donné que la SCI est propriétaire de biens immobiliers français, la France traite les actions comme des biens situés en France, ce qui signifie que les droits de succession français s’appliquent, même si :
-
le défunt ne résidait pas en France,
-
les héritiers ne résident pas en France,
-
et la SCI est une entité monégasque.
-
En pratique : vous pouvez appliquer librement vos propres règles de succession nationale, mais la France imposera toujours la transmission des parts de SCI si la société possède des biens français.
5. Avantages de la SCI de Monaco en matière de planification successorale
- Des règles de succession souples : permet aux familles d’appliquer leur propre droit successoral national au lieu de la réserve héréditaire française.
- Transmission simplifiée : les héritiers reçoivent des parts plutôt que des droits de propriété indivis
- Continuité et confidentialité : la gestion et la propriété se transfèrent en douceur.
- Planification stratégique : combinez avec des testaments, des conventions fiscales ou des outils d’assurance-vie pour limiter la double imposition.
Important : même si les parts sociales suivent le droit successoral étranger, les droits de succession français restent dus si la SCI est propriétaire d’un bien immobilier français.
6. Résidents français : privilégiez la propriété directe
Pour les particuliers résidant en France qui ont l’intention de prendre leur retraite et de rester résidents fiscaux français, l’achat d’un bien immobilier directement en nom propre est généralement plus efficace.
Une SCI monégasque n’offre aucun avantage fiscal national et ajoute de la complexité au dépôt. Il devrait être réservé à la propriété internationale ou à la structuration successorale.
Une SCI monégasque est un puissant vecteur de succession et de gouvernance, et non un abri fiscal.
Il permet aux familles d’appliquer leur propre droit successoral et de gérer collectivement les biens, mais la France continue d’imposer les biens immobiliers français, même lorsqu’ils sont détenus indirectement.
Avec une bonne planification juridique et fiscale transfrontalière, il reste l’un des outils les plus efficaces pour les familles internationales qui investissent dans l’immobilier français.
Planifiez votre succession transfrontalière en toute confiance
Naviguer entre les droits de succession français, le droit des successions internationales et les structures d’entreprise monégasques demande de la précision, mais vous n’avez pas besoin de le faire seul.
Chez Monaco Properties, nous assistons nos clients tout au long du processus et travaillons main dans la main avec un réseau de notaires, de conseillers juridiques, de fiscalistes et de prestataires de services aux entreprises locaux de confiance à Monaco et en France. Ensemble, nous veillons à ce que votre structure soit conforme, efficace et adaptée aux besoins de votre famille.
Contactez-nous dès aujourd’hui pour commencer votre consultation discrète et confidentielle.
- Tél. +377 97 97 33 97
- WhatsApp : +33 6 40 62 65 76
- Courriel : info@mpmonaco.com

Mentions légales :
Les informations fournies dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques, fiscaux ou financiers. Les règles successorales, fiscales et successorales, varient en fonction de la nationalité, du lieu de résidence, de la situation familiale et de la structure de la propriété.
Le lecteur doit se faire conseiller par un notaire, un avocat ou un fiscaliste diplômé et expérimenté en matière transfrontalière franco-monégasque. Monaco Properties n’assume aucune responsabilité quant aux décisions prises sur la base de cette publication.